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 CLUB DU
 BOULEDOGUE 
FRANÇAIS
 

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OFFICIEL
  
  


ASES ORIGINES
 

Le Bouledogue Français est apparu au milieu du 19e siècle dans la région parisienne ; c’est d’ailleurs la seule race originaire de Paris.

Au 19e siècle, les bouchers parisiens étaient accompagnés de doguins, race de petit dogue disparue de nos jours. Les bouchers avaient traditionnellement pour compagnon le dogue, et cela depuis le Moyen Âge.

Le dogue évolua au cours des siècles, et certains individus perdirent de la taille, c’est ce dogue de petite taille que l’on appelait doguin, on pourrait voir en fait un doguin moderne dans le Boxer.

Afin de suivre la mode, ces bouchers achetèrent des Bulldogs anglais de petite taille. Précisons que cette importation de Bulldogs a commencé dès la fin du 18e siècle. Ces Bulldogs anglais étaient très différents du type actuel, beaucoup moins lourds, moins massifs, plus haut sur pattes, ils étaient plus proche du doguin que du Bulldog d’aujourd’hui.

Les combats de chiens étaient des divertissements très appréciés à l’époque, et dans les faubourgs parisiens beaucoup de bouchers, de cochers, de commerçants, d’ouvriers, et il faut bien le dire de mauvais garçons, possédaient un chien de combat.
Ces Bulldogs n’étaient pas d’un caractère facile, comme nous le montre une lettre adressée à Benjamin Franklin, président des Etats-Unis, par l’abbé Morellet et datée du 30 octobre 1785.

Le Bull-dog que votre petit-fils nous a amené d’Angleterre, est devenu insupportable et même méchant ; il a encore mordu l’abbé de Laroche, et nous fait entrevoir une férocité vraiment inquiétante. Nous n’avons pas encore déterminé sa maîtresse à l’envoyer au combat du taureau, ou à le faire noyer, mais nous y travaillons.

Un peu plus tard, en 1841, Théophile Deyeux, s’adressant aux chasseurs au marais, écrit :
Mais tout à coup une famille de sans-culottes, qu’on appelle des grenouilleurs, plongent leurs mannequins sous les joncs, pendant qu’un chien de boucher, préposé à leur conservation, menace la vôtre, après avoir croqué les reins de votre compagnon de chasse ; et vous apprenez par ces industriels qu’alors même que vous auriez été flanqué de quatre chiens, Turc, l’un des meilleurs élèves de la barrière du combat, les auraient dévorés. Cette anecdote est extraite des annales modernes des environs de Paris.

Pour les combats, on mettait aux chiens de larges colliers de cuir, garnis de poil de blaireau. Le collier protégeait la gorge du chien et les poils de blaireau piquaient les narines de l’adversaire.

A la même époque, le chien ratier était très répandu dans les faubourgs parisiens. Il était surtout prisé des cochers qui s’en servaient pour débarrasser les écuries des rats. Ce ratier avait souvent les oreilles droites et la robe bringée. C’est en croisant ce ratier avec le Bulldog anglais pour avoir un chien de combat plus petit, que l’on obtint le Bouledogue français. On francisa le nom qui devint tout naturellement Bouledogue au lieu de Bulldog, comme on avait fait quatre siècles auparavant, avec dog qui devint dogue, mais les amateurs disent simplement Boule. On accentua encore le caractère brachycéphale de l’animal, à l’aide du Lillois, petit chien du Nord de la France, aujourd’hui disparu et issu du Carlin.

En 1856, Bonnardot écrivait à propos du Carlin :
Je me souviens d’avoir vu dans mon enfance, entre 1812 et 1816, chez de vénérables dames antirévoluttionnaires, quelques roquets assez analogue au Carlin, par leur allure hargneuse et leurs jappements explosifs. C’était sans doute des individus abâtardis de la vraie race.

Le caractère ratier du Boule ne fait aucun doute, et il fréquenta assidûment les ratodromes parisiens dans les années 1870, 1880.
Pendant le siège de 1870, un Bouledogue était mis à contribution place de l’Hôtel de Ville, où se tenait un marché aux rats.
Les rats sont installés dans une cage d’environ un mètre carré, lorsque vous avez choisi le rat que vous voulez acheter, le marchand vous confie une baguette et vous laisse le soin de diriger celui-ci vers un orifice donnant sur une autre cage contiguë. Dans cette cage se trouve un Bouledogue dont la fonction est de tuer d’un coup de gueule le rat concerné afin que vous puissiez emporter votre marchandise.

Les premiers sujets n’avaient pas toujours les oreilles droites et l’usage était alors de leur couper.

A cette époque, la couleur bringée était la plus recherchée. Il y eut beaucoup de tâtonnements et d’échecs avant d’obtenir un bon type de Bouledogue.
De même que les Anglais avaient vendu aux Parisiens des Bulldogs de second choix, ceux-ci à leur tour vendirent aux Américains les chiots qui n’étaient pas assez « boule » et pour qui il n’y avait que deux alternatives, être noyé ou devenir Boston Terrier.
En effet, dans les années 1900, la race eut un succès extraordinaire dans le pays, ainsi qu’à l’étranger, Angleterre, Etats-Unis, Allemagne, Autriche, etc…
Toutes les grandes dames de la Belle Epoque voulaient être accompagnées d’un Bouledogue Français, race pourtant issue des couches les plus pauvres de la population. Le Bouledogue Français peut se vanter d’avoir été le favori des aristocrates, roi d’Angleterre et tsar de toutes les Russies compris, comme des mauvais garçons.

La race est tellement populaire, que dans le courrier des lecteurs de l’Acclimatation en 1907, un lecteur s’interroge sur les qualités d’un Bouledogue à double nez, qu’on lui aurait « refilé ».

Un double nez chez un Bouledogue, est une cause de disqualification. Pour être documenté sur la race, il faut s’adresser 38 rue des Mathurins, à la Société centrale ; c’est là qu’est le siège du Club du bouledogue français. Dans une brochure se trouvent les points de la race, la description des types, et la liste des membres dont beaucoup sont marchands. La plupart habitent Paris ou les environs et l’on peut s’instruire vite en allant en visiter quelques-uns.

Le type le plus à la mode est celui qui pèse environ dix kilos, il a les oreilles droites constamment bien portées, la queue courte et recroquevillée, la robe bringé foncé sans tache blanche, et qui ne tire pas la langue, défaut, hélas ! fréquent.
Le prix d’un beau sujet adulte atteint un chiffre élevé ; il y a des chiens aux Tuileries qui se vendent couramment cent louis.

Notre impartialité nous empêche de donner des adresses de producteurs, mais dans le catalogue de l’exposition canine de 1906, avec la liste des récompenses en main, on trouvera facilement les renseignements complets sur les chenils intéressants. Les uns appartiennent à des personnes honorables, les autres (et non les moins primés), à des maquignons dont il est bon de se méfier.

A ce titre, il est indispensable d’acheter après avoir vu et d’emporter immédiatement le chien acheté. Il ne faut croire aucun boniment au sujet du port d’oreilles. Un chien qui ne porte pas les oreilles convenablement étant jeune les portera toujours médiocrement, quoi qu’on en dise. Le chien vraiment bien coiffé est celui qui porte les oreilles correctement, même quand on ne l’excite pas. Comme les chiens à oreilles chauve-souris ont été croisés autrefois avec les chiens à oreilles coquilles, il s’en suit qu’on trouve de tout dans les portées, même de ces oreilles intermédiaires, mi chauve-souris, mi coquilles, qui enlèvent une grande partie de la valeur aux chiens. Ce sont ces sujets là que les marchands cherchent à vous vendre en vous faisant croire que cela s’arrangera.

A l’époque des combats, le chien était réputé pour ne pas lâcher prise. Son museau aplati lui permettait de respirer sans lâcher.
Des concours opposés les chiens, on les suspendait à une barre de bois et celui qui tenait le plus longtemps gagnait. Une fois, deux parieurs accrochèrent leur chien aux ailes d’un moulin que l’on fit tourner doucement. Le premier chien lâcha prise, épuisé. Le second tenait toujours bon. Quand enfin on arrêta le moulin, on vit qu’il était mort. Les crocs enfoncés dans le bois et la toile du moulin, il était resté accroché. La pauvre bête était morte d’épuisement, victime de la bêtise de son maître et de son entêtement à ne pas lâcher.

Ces concours et ces combats ont aujourd’hui disparu. En réalité, ils avaient disparu depuis cent ans, mais sont réapparus il y a quelques années, avec des Pitt Bulls dans le milieu des voyous nouvelle génération. A Paris, la place du combat, ainsi nommée parce que les Bouledogues s’y combattaient, mémorisait ces évènements, ceci jusqu’à la Libération, où elle fut rebaptisée place du colonel Fabien.

Après avoir connu un immense succès, avec des Clubs de race dans beaucoup de pays, le Boule se maintint en bonne place jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Après il devint rare, et même très rare. Lorsque j’étais gamin, dans les années cinquante, en banlieue parisienne, l’épicier avait un Bouledogue Français. Lorsque je passais devant le jardin de son pavillon en revenant de l’école, il aboyait en courant derrière sa grille. C’est le seul Boule que j’ai vu pendant mon enfance. Il y a vingt ans, j’ai fait l’acquisition de ma première Boule, une belle femelle caille, d’origine néerlandaise qui m’a comblé de bonheur. Dans sa quatrième année, je suis monté la faire saillir chez un grand éleveur néerlandais, car c’était à l’époque le top de la qualité en Europe. Ma première Boule s’appelait tout naturellement Bouboule (dans l’intimité), sa fille devint Mère-Boule, et sa petite-fille qui a maintenant onze ans et qui ne me quitte jamais s’appelle Boulette (toujours dans l’intimité), son patronyme officiel étant Gros Bisous des Saute Ruisseaux. Si le Bouledogue était rare il y a vingt cinq ans, quand j’ai commencé à m’intéresser à la race, il est aujourd’hui commun, et je dois dire que la qualité a énormément progressé. Aujourd’hui, on n’est plus obligé de monter aux Pays-Bas pour avoir du bon et du beau. Je me souviens il y a vingt ans, des horreurs que l’on rencontrait en expositions, et ces chiens étaient primés. Cela fait plaisir de voir ce chien parisien, à nouveau en haut du tableau.

Le Bouledogue était traditionnellement caille ou bringé. Depuis quelques années, le fauve a été accepté par le Club français et je m’en réjouis. Le bringé est souvent noir, et il faut quelquefois chercher à l’aide d’une loupe, un poil fauve autorisant la confirmation.
Le Boule a une particularité, il ronfle, cela ne m’a jamais dérangé, et quoi de plus naturel lorsque l’on dort du sommeil du juste.

C’est un chien vraiment agréable à vivre, et les Parisiens devraient avoir à cœur de choisir un Boule, un vrai parisien de souche.
La race est gérée par le « Club du Bouledogue Français ».
La SCC a enregistré 1 600 naissances en 2000. nq

EXTRAIT DU LIVRE « CHIENS DE FRANCE D’HIER ET D’AUJOURD’HUI »
de Jean-Claude HERMANS.©
350 pages, nombreuses illustrations, toutes les races françaises actuelles et 40 races disparues.
Disponible par correspondance au prix de 25 euros port compris chez :
M. Jean-Claude HERMANS 11 avenue de Tobrouk 78500 SARTROUVILLE
Renseignements : 01 39 68 86 88

ÉVOLUTION DES NAISSANCES
DE BOULEDOGUES FRANÇAIS EN FRANCE
(1976-2007)

1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984

1985

109 136 177 129 164 166 198 218 175 213
1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995
318 312 421 341 421 486 590 550 645 606
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
785 831 971 963 1585 1718 2440 2992 3168 3670
2006 2007                
3773 4286                
Tableau et Graphique: Daniel BÉGUIN pour le CBF (04/03/2005), d'après une idée originale et un précédent graphique de Sébastien FRANÇOIS (03/05/2003).
Sources:
- 1976 à 1984 : Chiens de France et d'ailleurs - la vie canine - la revue technique du chien - n°10, avril 1985, dans une étude réalisée sur les tendances du chien et de ses races (rédacteur en chef : Gérard SASIAS).
- 1982 à 2001 : Cyno Mag - la revue technique du chien - n°41, mars-avril 2002, dans la rubrique « Eco Race » sur le Bouledogue Français et signée par Arnaud BENNETOT.
- 2002-2004 : nombre d'inscriptions publié dans le Bulletin du Club du Bouledogue Français, n° 1, année 2005, p. 15.
- 2005-2007 : extraits des statistiques fournies par la SCC.

 

LE STANDARD


L'image ci-dessus fait partie du standard officiel et représente le bouledogue idéal.

 

STANDARD DU BOULEDOGUE FRANÇAIS
FCI-Standard N°101 / 06.04.1998 / F.

ORIGINE : France.
 
DATE DE LA PUBLICATION DU STANDARD D'ORIGINE EN VIGUEUR : 28.04.1995.

UTILISATION :
Chien de compagnie, de garde et d'agrément.
 
CLASSIFICATION FCI :

Groupe 9 : Chiens d'agrément et de compagnie.
Section II : Molossoïdes de petit format. Sans épreuve de travail.
 
BREF APERCU HISTORIQUE :
Probablement issu, comme tous les dogues, des Molosses d'Épire et de l'empire romain, parent du Bulldog de Grande-Bretagne, des Alans du Moyen Âge, des dogues et doguins de France, le bouledogue que nous connaissons est le produit des différents croisements que firent les éleveurs passionnés dans les quartiers populaires de Paris dans les années 1880.
 
À l'époque, chiens des forts des Halles - bouchers. cochers - il sut conquérir la haute société et le monde des artistes par son physique si particulier et son caractère. Il se propagea alors rapidement. Le premier Club de race fut fondé en 1881 à Paris. Le premier registre d'inscription date de 1885 et le premier standard fut établi en 1898, année où la Société Centrale Canine reconnut la race du Bouledogue Français. Le premier chien exposé le fut dès 1887. Le standard fut modifié en 1931-I932 et 1948. Il fut reformulé en 19S6 par H.F. REANT et R. TRIQUET (publication FCI 1987), puis en 1994 par le Comité du Club du Bouledogue Français avec la collaboration de R. TRIQUET.
 
ASPECT GÉNÉRAL :
Typiquement un molossoïde de petit format. Chien puissant dans sa petite taille, bréviligne, ramassé dans toutes ses proportions, à poil ras, à face courte et camuse, aux oreilles droites, ayant une queue naturellement courte. II doit avoir l'apparence d'un animal actif, intelligent, très musclé, d'une structure compacte et d'une solide ossature.
 
COMPORTEMENT ET CARACTÈRE :
Sociable, gai, joueur, sportif, éveillé.
Particulièrement affectueux envers ses maîtres et les enfants.
 
TÊTE :
La tête doit être très forte, large et carrée, la peau la recouvrant formant des plis et des rides presque symétriques. La tête du bouledogue est caractérisée pur un retrait du massif maxillo-nasal, le crâne ayant pris en largeur ce qu'il a perdu en longueur.
 
RÉGION CRÂNIENNE :
Large, presque plate, le front très bombé. Arcades sourcilières proéminentes, séparées par un sillon particulièrement développé entre les yeux. Le sillon ne doit pas se prolonger sur le front. Crête occipitale très peu développée.
Stop : profondément accentué.
 
RÉGION FACIALE :

Truffe : Large, très courte, retroussée, les narines bien ouvertes et symétriques, dirigées obliquement vers l'arrière. L'inclinaison des narines ainsi que le nez retroussé (dit « remouché ») doivent toutefois permettre une respiration nasale normale.
 
Chanfrein : Très court, large, présentant des plis concentriquement symétriques, descendant sur les lèvres supérieures (longueur 1/6° de la longueur totale de la tête).
 
Mâchoires : Larges, carrées, puissantes. La mâchoire inférieure décrit une courbe large, aboutissant en avant de la mâchoire supérieure. La bouche étant fermée, la proéminence de la mâchoire inférieure (prognathisme) est modérée par l'incurvation des branches du maxillaire inférieur. Cette incurvation est nécessaire pour éviter un décalage trop important de la mâchoire inférieure.
 
Dents : Les incisives inférieures ne sont en aucun cas en arrière des incisives supérieures. L'arcade incisive inférieure est arrondie. Les mâchoires ne doivent pas présenter de déviation latérale ni de torsion. Le décalage des arcades incisives ne saurait être strictement délimité. la condition essentielle restant que la lèvre du haut et celle du bas se rejoignent pour cacher complètement les dents.
 
Lèvres : Épaisses, un peu lâches et noires. La lèvre supérieure rejoint l'inférieure en son milieu et cache complètement les dents qui ne doivent pas être visibles. Le profil de la lèvre supérieure est descendant et arrondi. La langue ne doit jamais être apparente.
 
Joues : Les muscles des joues sont bien développés mais non en saillie.
 
Yeux : À l'expression éveillée, placés bas, assez loin de la truffe et surtout des oreilles, de couleur foncée, assez grands, bien ronds, légèrement en saillie et ne laissant voir aucune trace de blanc (sclérotique) quand l'animal regarde de face. Le bord des paupières doit être noir.
 
Oreilles : De grandeur moyenne, larges à la base et arrondies au sommet. Placées haut sur la tète, mais pas trop près l'une de l'autre, portées droites. Le pavillon est ouvert vers l'avant. La peau doit être fine et douce au toucher.
 
Encolure : Courte, légèrement incurvée, sans fanon.
 
CORPS (Tronc) :
Ligne du dessus : La ligne du dessus se relève progressivement au niveau du rein pour descendre rapidement vers la queue. Cette forme qui doit être très recherchée a peur cause le rein court.
 
Dos : Large et musclé.
 
Rein : Court et large.
 
Croupe : Oblique.
 
Poitrine : Cylindrique et bien descendue, côtes dites en tonneau, très arrondies.
 
Poitrail : Largement ouvert.
 
Ventre et flancs : Relevés sans être levrettés.
 
QUEUE :
Courte, attachée bas sur la croupe, collée sur les fesses, épaisse à la base, nouée ou cassée naturellement et effilée à l'extrémité. Même en action, elle doit rester au-dessous de l'horizontale. La queue relativement longue (ne dépassant pas la pointe du jarret), cassée et effilée est admise, mais elle n'est pas recherchée.
 
MEMBRES ANTÉRIEURS :

Aplombs réguliers vus de profil et de devant.
 
Épaules et bras : Courts, épais, offrant une musculature ferme et apparente. Le bras doit être court, le coude strictement collé au corps.
 
Avant-bras : Courts, bien séparés, rectilignes et musclés.
 
Carpe et métacarpe : Solides et courts.
 
Pieds : Ronds, de petite dimension, dit « pieds de chat », bien posés sur le sol, tournés légèrement en dehors. Les doigts sont bien compacts, les ongles courts, gros et bien séparés. Les coussinets sont durs, épais et noirs. Chez les sujets bringés les ongles doivent être noirs. Chez les caille et les fauves la préférence ira aux ongles foncés, sans toutefois pénaliser les ongles clairs.
 
MEMBRES POSTÉRIEURS :

Les membres postérieurs sont forts et musclés, un peu plus longs que les membres antérieurs, élevant ainsi l'arrière-main. Les aplombs sont réguliers vus de profil et de derrière.
 
Cuisse : Musclée, ferme, sans être trop arrondie.
 
Jarret : Assez descendu, ni trop angulé, ni surtout trop droit.
 
Tarse et métatarse : Solides et courts. Le bouledogue doit naître sans ergots.
 
Pied : Bien compact.
 
ALLURES :
Allures dégagées, les membres se déplaçant parallèlement au plan médian du corps.
 
ROBE :
Poil : Beau poil ras, serré, brillant et doux.
 
Couleur :
- uniformément colorée fauve, bringée au non, ou à panachure limitée.
- fauve bringée ou non, à panachure moyenne ou envahissante.
 
Toutes les nuances du fauve sont admises, du rouge au café au lait.
 
Les chiens entièrement blancs sont classés dans « fauve bringé à panachure blanche envahissante ». Lorsqu'un chien présentera une truffe très foncée, des yeux sombres entourés de paupières foncées, certaines dépigmenlations de la face pourront être exceptionnellement tolérées chez de très beaux sujets.
 
TAILLE ET POIDS :
Le poids ne doit pas être inférieur à 8 kilos, ni supérieur à 14 kilos, pour un bouledogue en bon état, la taille étant proportionnée au poids.
 
DÉFAUTS :
Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.
-  Nez serré ou pincé et ronfleurs chroniques.
-  Lèvres non jointives à l'avant.
-  Yeux clairs.
-  Fanon.
-  Coudes décollés.
-  Jarret droit ou déplacé vers l'avant.
-  Queue relevée ou trop longue ou anormalement courte.
-  Robe mouchetée.
-  Poil trop long.
-  Dépigmentatian des lèvres.
-  Allures incorrectes.
 
DÉFAUTS GRAVES :
-  Incisives visibles, la bouche étant fermée.
-  Langue apparente, la bouche étant fermée.
-  Chien « ballant du tambour » (mouvement raide des antérieurs).
-  Taches de ladre à la face, sauf dans le cas de fauves bringés à panachure blanche moyenne (caille) et des fauves à panachure limitée ou envahissante (fauves).
-  Poids excessif ou insuffisant.

DÉFAUTS ÉLIMINATOIRES :

-  Yeux hétérochromes.
-  Truffe de couleur autre que le noir.
-  Bec de lièvre.
-  Chien dont les incisives inférieures s'articulent en arrière des incisives supérieures.
-  Chien dont les canines sont visibles de façon permanente, la bouche étant fermée.
-  Oreilles non portées droites.
-  Mutilalion des oreilles, de la queue ou des ergots.
-  Ergots aux postérieurs.
-  Robe de couleur noir et feu, gris souris, marron.
-  Chien anoure.
N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d'apparence normale complètement descendus dans le scrotum.
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COMMUNIQUÉ

« Par arrêt en date du 30 juin 2008, le Conseil d’Etat a « enjoint à la Société Centrale Canine d’abroger sa décision du 6 mai 1981, en tant qu’elle édicte que la dépigmentation des paupières des chiens de couleur caille constitue un point de non confirmation, dans le délai d’un mois à compter de la notification de la présente décision » (Conseil d’Etat, 30 juin 2008, n°296606, section du contentieux, 3ème et 8ème sections réunies, M. et Mme SIMO c/ Société Centrale Canine).

A la suite de cette décision la dépigmentation des paupières des chiens de couleur caille ne doit donc plus être considérée comme un point de non confirmation.

Le Club du Bouledogue Français en a informé les Juges de la race par courrier en date du 6 septembre 2008 . »

LE STANDARD EN IMAGE

Survolez l'image avec la souris sans cliquer pour voir s'afficher, dans des cadres, les spécifications du standard concernant chacune des parties du corps du bouledogue.

   

LE CARACTÈRE

Tous les amateurs de bouledogues vous diront que ce n’est pas un chien ; c’est un mélange de chien, certes, mais d’humain, de chat, et même de gremlin ! Qui n'a pas en tête cette remarque de Colette affirmant avec humour "j'ai quatre chiens et un bouledogue !"

Outre son apparence caractéristique, son caractère fait partie de son charme inimitable. Sa plus grande qualité est l’attachement qu’il voue à son maître mais il exige plus une présence que de longues caresses ou des jeux infinis.

Evidemment, cet amour exclusif peut le rendre jaloux et possessif et il appartient au maître de rester le chef afin de ne pas devenir esclave de ses lubies. Une bonne éducation dès le plus jeune âge est donc primordiale ; il faut se montrer ferme sans excès et user d’un gant de velours dans une main de fer. La punition doit être immédiate, jamais différée et, bien sûr, équitable et mesurée. Les ordres doivent être brefs. Un simple haussement de ton suivi d’un « non » très ferme suffisent le plus souvent à obtenir l’obéissance. Si le bouledogue continue à vous défier, il suffit de le prendre par la peau du cou et le secouer très légèrement. Bien entendu, la main ne doit être utilisée que pour les caresses et, quand il s’agit de l’admonester, mieux vaut utiliser un objet dissuasif et sans danger, du genre journal ou tapette à mouche. Une petite tape sur les fesses avec l’un de ces accessoires fera l’affaire puis, par la suite, la simple vue de cet objet suffira à lui faire comprendre qu’il a intérêt à bien se tenir !

Le bouledogue aime particulièrement les enfants et il partage leurs jeux avec beaucoup d’enthousiasme, ce qui oblige parfois à le freiner afin qu’il ne s’excite pas et atteigne l’épuisement. Il sait, néanmoins, se montrer tendre avec les très jeunes enfants et parfois même, très protecteur ; de la même façon, il convient également aux personnes âgées car il sait aussi se montrer calme et faire des siestes dans les canapés.

Toutefois sa musculature puissante rappelle que c’est aussi un chien qui a un grand besoin d’exercice et la petite promenade pipi de cinq minutes est très nettement insuffisante pour son épanouissement physique, même s’il s’agit d’un chien qui n’a pas besoin de grands espaces comme certaines autres races. La marche est nettement préférable au jogging qui est proscrit pour le bouledogue. Ajoutons enfin que c’est un piètre nageur et que toute présence de plan d’eau dans son environnement représente un danger.

Soulignons enfin que, s’il adore l’être humain et lui voue une fidélité indéfectible, il est, en revanche, beaucoup moins sociable avec ses congénères. La cohabitation de plusieurs femelles, seules ou avec un mâle, sous réserve que s’établisse une hiérarchie, est parfaitement envisageable alors que la cohabitation de deux mâles adultes est génératrice de bagarres et s’avère dangereuse au moment de la puberté du second chien introduit, s'il s'agit d'un chiot.

L’ardeur combative du bouledogue doit toujours être réprimée et les TAN, organisés par le club, et dont il sera question dans un autre chapitre, vérifient la sociabilité du chien qui, soulignons le en passant, est souvent très amical avec les chats.

©O. B.



ÉDUCATION ET PROPRETÉ

Aucune race ne réclame plus d’attention et d’affection que le bouledogue. Il est conseillé, dès le départ, d’habituer le bouledogue à effectuer certains exercices qui en feront un compagnon agréable, sociable. Le bouledogue n’étant pas une race soumise au travail, mieux vaut parler d’éducation plutôt que de dressage.

Il convient de lui enseigner l’obéissance, la propreté ainsi que l’apprentissage de la solitude.

Dès l’arrivée du chiot dans votre maison, vous devez le laisser se familiariser avec son nouvel environnement. Il va rapidement découvrir les membres de la famille et quelques journées seront nécessaires pour cette adaptation. Il découvrira très vite les endroits où il se sent le mieux, mais vous devrez vous abstenir de lui laisser faire n’importe quoi sous prétexte que c’est un bébé. Il saura faire très vite la différence entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.

Une fois le chien intégré dans son nouvel environnement, vous devrez lui enseigner le rappel c’est à dire à venir vers vous lorsque vous l’appelez ; une friandise lorsque le chien obtempère favorise une rapide mémorisation de l’ordre de rappel ; bien entendu, cela ne doit pas constituer un exercice trop répétitif qui risquerait de le lasser. Les ordres doivent être brefs avec des mots courts et limités dans leur nombre. S’ils sont exécutés, il convient de féliciter votre chien. Les ordres principaux sont « non », « couché », « assis ».

La propreté n'est pas acquise chez le chiot et doit lui être enseignée ; c'est pourquoi elle fait partie intégrante de l'éducation. Tout d'abord, au début, le chiot doit être sorti le plus souvent possible après les repas et il doit être félicité chaleureusement lorsqu'il a fait ses besoins à l'endroit où vous le souhaitez. Bien évidemment, la promenade ne doit pas s'interrompre dès le résultat obtenu car il associera nécessairement défécation avec fin de la promenade et se retiendra jusqu'au retour à la maison.

Entre temps, il est possible que le chiot "s'oublie" ; le système du journal comme "coin toilette" est un tremplin vers la propreté future et il semble préférable, au début, tant qu'il n'est pas totalement vacciné et dans le mesure où vous ne disposez pas d'un jardin privatif, plutôt que de l'exposer aux risques bactériens et viraux attachés aux lieux publics, de l'inciter à faire ses besoins sur un journal plutôt que n'importe où dans la maison car il y a là, un prélude à la discipline de la propreté.

Quand il sera totalement vacciné, il faudra peu à peu supprimer ce journal, en le rapprochant, au début de la porte de sortie puis, éventuellement en emmenant le journal dehors si, d'aventure le chiot n'a pas compris ce qu'on attend de lui.

Si le chiot « s'oublie » dans la maison et qu'il est pris sur le fait, une petite tape avec un journal avec un « non » vigoureux suffiront à lui faire prendre conscience qu'il a mal agi. Si vous ne l'avez pas pris sur le fait, inutile de le punir : il ne comprendra pas et, la prochaine fois, ira faire ses besoins dans un endroit caché de la maison, ce qui ne pourra être considéré que comme une régression.

Il convient de ramasser discrètement « l'objet du délit » et de ne pas faire penser au chien, par des commentaires bruyants, que cet objet du délit vous intéresse.

Sachez enfin vous montrer patient en considérant que, comme un enfant, il faut nécessairement une période de prise de conscience du chiot qui sera d'autant plus courte que vous sortirez le chiot souvent et de façon avisée, c'est à dire, immédiatement après les repas, et ne ferez pas d'erreurs éducatives.

Vous devrez enfin lui apprendre la solitude car vous ne pourrez être 24 heures sur 24 avec votre chiot. La première attitude cohérente consiste à pratiquer le détachement lorsque vous quittez la maison. Vous devrez, une demi-heure avant de partir, ne plus faire attention à votre chiot. Au retour, si le chien fait la fête, vous devez le repousser et attendre qu’il se calme pour le retrouver et le caresser. Une telle attitude contribue à rendre vos absences non stressantes pour l’animal et évite ainsi qu’il se livre à des actes de vandalisme dans l’appartement qui ne font que traduire une angoisse de la solitude.

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La propreté du chiot est une préoccupation de bon nombre de propriétaires de chiots et les questions sur le sujet reviennent souvent, notamment sur le forum du CBF. Voici donc un article très instructif sur le sujet, écrit par Gérard MULLER, docteur vétérinaire et qui a été publié sur le bulletin du CBF 2002, N° 2.


L'ALIMENTATION


Le chien doit manger seul et ne doit pas mendier à table. Le débat classique qui oppose les partisans de l’alimentation ménagère et l’alimentation industrielle est un faux débat. C’est en terme de qualité nutritionnelle des repas donnés à votre bouledogue qu’il convient de raisonner.

Tout le monde s’accorde à reconnaître que l’alimentation ménagère comporte une grande incertitude quant à la constance dans la qualité de ses composants et, force est d’admettre que les aliments tout préparés, à condition d’être de bonne qualité, assurent un équilibre nutritionnel inégalable et basé sur des connaissances scientifiques acquises dans ce domaine.

Pour résumer, un bon aliment est celui qui maintient le poids de forme de l’animal par une bonne digestibilité sans apport excessif de matières grasses et qui favorise la beauté de la peau et du poil par un enrichissement suffisant en acides gras essentiels, en acides aminés ainsi qu’en vitamines du groupe B.

Dans l’idéal, cet aliment comprend 25 % de protéines, 12 % de matières grasses, 5 à 7 % de fibres alimentaires, 1,1 % de calcium et O,8 à 0,9 % de phosphore.

Il est conseillé de ne donner qu'un seul repas (le soir) ou deux (un léger repas le matin et un plus copieux le soir) et de ne rien donner entre les repas. Par ailleurs, il est préférable de distribuer la ration du chien aux mêmes heures et au même endroit, en le faisant manger seul dans un lieu isolé et calme de la maison.

N’oublions pas, enfin, que l’abreuvement reste un élément primordial de l’alimentation et qu’il est le premier nutriment indispensable. Les besoins en eau sont de 60 ml/kg/jour ; au delà d'une consommation de 100 ml/kg/jour, il est conseillé de consulter votre vétérinaire afin de vérifier si le chien ne souffre pas de diabète ou d'une insuffisance rénale.

Les interdits : Evitez le sucre et donnez lui plutôt un morceau de fruit, de fromage ou une friandise pour chien. Evitez impérativement les pâtisseries riches en sucre et, plus encore , le chocolat qui est toxique à haute dose, le lait (souvent mal digéré) les os de poulet, lapin ou les aliments pour chats.

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L'HYGIÈNE


Le bouledogue, qui est un chien à poils ras, ne nécessite pas de toilettage. Cependant une bonne hygiène consiste à le brosser régulièrement avec un gant en caoutchouc ; un bain, tous les trois mois, semble suffisant sauf s’il se salit entre temps. Les oreilles sont à contrôler fréquemment et doivent être nettoyées avec des produits appropriés. Les plis de la face, une fois secs, peuvent être enduits de vaseline. De la même façon, la truffe peut également être enduite légèrement de vaseline s’il apparaît à sa surface, des craquelures disgracieuses.

Enfin, les ongles seront coupés en cas de nécessité.

Pour ceux qui exposent leur bouledogue, une pulvérisation d’un produit à base d’huile de vison ou jojoba rehaussera la beauté de la robe. Cela vaut surtout pour les bringés, car les produits huileux risquent de provoquer un léger jaunissement de la robe des chiens cailles qui est une robe beaucoup plus fragile et plus réceptive à l'oxydation de la salive par léchage.



   LA SANTÉ

Le bouledogue a deux points faibles bien connus, à savoir sa respiration et sa colonne vertébrale. Les problèmes respiratoires sont ceux de tous les brachycéphales : le raccourcissement de la face entraîne souvent un allongement du voile du palais ainsi que des narines pincées. Beaucoup de bouledogues ronflent de façon bruyante mais il faut se garder d’en déduire pour autant que leur vie est en danger.

Le problème devient préoccupant quand le chien est facilement essoufflé, qu’il a des jetages de mousse par les narines et que, manifestement, il n’a aucune résistance à l’effort ou à la chaleur. Dans ces cas-là, seulement une consultation, suivie d’une éventuelle intervention, s’imposent.

Pour ces raisons, la chaleur et le stress sont les deux ennemis du bouledogue et nous ne saurions trop insister sur la nécessité de ne jamais le laisser dans une voiture, même en cas de température moyenne et en sachant que le soleil peut tourner pendant votre absence. Toute situation d’enfermement (cage de transport en avion, bateau ou même chez le vétérinaire) peut induire un stress fatal. La colonne vertébrale du bouledogue a subi, elle aussi, un effet de compression et d’épaississement des vertèbres. Par ailleurs, les disques intervertébraux sont sujets à un vieillissement précoce ; ils durcissent, se fendillent et finissent par provoquer des hernies discales ; pour prévenir cette pathologie il convient d’éviter au bouledogue tout saut ou escalier à l’animal qui souffre de problèmes dorsaux.

En dehors des deux points évoqués ci-dessus, le bouledogue est un chien peu fragile ; yeux et oreilles sont rarement atteints ; il ne présente pas de problèmes digestifs majeurs et les pathologies cardiaques sont rares ; la durée de vie d’un bouledogue est d’environ douze ans mais il n’est pas rare de voir des bouledogues dépasser cet âge déjà canonique.

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LA REPRODUCTION

Il faut tout d’abord se convaincre que la reproduction n’est pas indispensable pour une femelle et ne la protège, ni contre les tumeurs mammaires ni contre les grossesses nerveuses selon une idée répandue.

Le fait de faire reproduire sa chienne implique de prendre ses responsabilités et, pour un particulier, de s’assurer, d’une part, qu’il pourra s’occuper des chiots, d’autre part qu’il pourra les placer dans de bonnes conditions.

La chienne a, en général, deux chaleurs par an et il est souhaitable d’attendre les deuxièmes chaleurs — et même les troisièmes — pour la faire reproduire. Pour déterminer la date idéale d’accouplement, il est vivement recommandé de faire pratiquer des dosages de la progestérone, surtout si le mâle se trouve géographiquement éloigné de la femelle.

Le bouledogue est une race à reproduction délicate où les césariennes sont fréquentes. Lors d’une mise bas imminente, il est conseillé de s’assurer de la proximité d’un vétérinaire disponible de jour comme de nuit afin de faire face à une éventuelle difficulté.

On peut parfois observer des pathologies néonatales dues au type brachycéphale du bouledogue (bec de lièvre, fente palatine).

Le mâle doit être choisi avec discernement en fonction de ses qualités substantielles et non de sa proximité géographique, mais il faut savoir que le défaut de l’un n’est pas compensé par une qualité de l’autre.

Le fait de choisir le dernier champion à la mode est « très vendeur » mais n’est pas forcément la solution idéale ; il n’est peut être pas adapté à la morphologie ou à la lignée de la chienne et le choix du mâle doit comprendre d’autres paramètres qu’un simple palmarès, fût-il édifiant (voir article suivant).

Outre une morphologie harmonieuse, le bon état de santé des reproducteurs ainsi qu'un caractère équilibré doivent impérativement être pris en considération.

Un album photos d'étalons est disponible sur le présent site et nous vous invitons à vous y reporter.

(voir contrat de saillie sur la page juridique).

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CONSANGUINITÉ ET CHOIX DES GÉNITEURS

Il s’agit d’une technique de reproduction visant à accoupler des géniteurs apparentés qui a pour effet d’homogénéiser le génotype (potentiel héréditaire) et d’augmenter son taux d’homozygotie (pour simplifier à l’extrême le chien est homozygote quand il a reçu, pour un caractère donné, le même gène de son père et de sa mère).
On ne peut fixer un caractère génétique que si l’on a obtenu les géniteurs homozygotes pour ce caractère.

Avantages de la consanguinité

L’homozygotie permet de repérer rapidement les caractères récessifs, de les éliminer s’ils sont indésirables et de les fixer dans le cas contraire. Elle permet de connaître immédiatement les sujets porteurs de tares encore inapparentes et d’épurer peu à peu la lignée. Elle permet de prévoir certaines caractéristiques des portées à naître (la couleur par exemple).
La consanguinité apparaît donc comme le moyen idéal d’orienter sa lignée vers le génotype recherché et de la préserver une fois qu’on l’a obtenue, mais la consanguinité présente des inconvénients.

Inconvénients de la consanguinité

L’accumulation d’allèles (gènes correspondant à un même locus où sont situés un gène ou une série de gènes dont l’ensemble constitue le génome) finit par entraîner une perte de gènes au détriment de la variabilité génétique importante à préserver dans une race.

Trop répétée, elle finit par diminuer la robustesse des sujets en affaiblissant l’ossature.

Elle diminue également le taux de fécondité. Une erreur de jugement peut être catastrophique pour l’éleveur puisque les défauts sont renforcés et fixés.

Comment limiter ses inconvénients ?

On peut limiter les effets négatifs de la consanguinité en pratiquant le retrempe c’est à dire en réalisant après plusieurs accouplements consanguins, une saillie avec un mâle d’une lignée totalement différente pouvant apporter une qualité désirée mais non encore obtenue avec la consanguinité. Ainsi on peut enrichir le potentiel initial. Le risque est important et pour limiter les dangers, on peut choisir un mâle issu d’une autre lignée mais produit, lui aussi en consanguinité. C’est le principe des lignées parallèles.

En conclusion

Sélectionner c’est cibler les qualités et éliminer les défauts.
Pour y parvenir, il importe de bien choisir les géniteurs au départ, d’adopter une méthode d’accouplement et de s’y tenir en pratiquant, à chaque portée, un contrôle strict et sans complaisance des résultats. C'est en cela que le rôle de l'éleveur reste primordial : son expérience, son courage et sa sagacité sont des atouts majeurs.

©O. B.

Dernière mise à jour : jeudi 04.09.2008 22:59

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